Le poulet reprend des ailes

Aviculture

Avec la production locale qui a permis la mise en vente de 600 000 poulets et l’autorisation d’importation des dérivés avicoles en provenance du Brésil, les acteurs espèrent des jours meilleurs.
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Le poulet reprend des ailes

Par août 26th, 2021 Dans Composante I

Yaoundé, marchés Atangana-Mballa et Mvog-Ada. Les espaces réservés à la vente de la volaille sont en plein effervescence. A côté des revendeurs qui jonchent les ruelles en proposant leurs bêtes, les éleveurs proposent également des poulets fraîchement sortis de la ferme. C’est dire que cette viande fortement sollicitée par les consommateurs recommence à être disponible.

Moyennant près de 2 800 F et 3 500 F, le consommateur peut acquérir du poulet de chair d’environ 45 jours. Le poulet de type pondeuse, sont vendus entre 1 800 F et 2 500 F selon la grosseur. Et pour les poulets de chair dits reformés, il faut prévoir en moyenne 7 000 F. En effet, après la grippe aviaire qui a sévi entre 2016 et 2017, la filière a de nouveau été frappée avec la survenue du Covid-19.

Le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia) avait alors interdit l’importation des dérivés avicoles (poussins d’un jour, oeufs à couver), en provenance de pays touchés par la pandémie. A savoir, la France, les Pays- Bas ou encore la Belgique. D’où la raréfaction de la volaille dont le prix a grimpé à 4 500 F environ contre 2 500 F pour les poulets de 45 jours et la cherté des produits dérivés. Afin de résoudre le problème d’accessibilité de la volaille et de ses produits dérivés, le Minepia a autorisé le 22 mars dernier, les importations d’oeufs à couver et des poussins d’un jour du Brésil, un des gros producteurs mondiaux.

D’après François Njonou, président de l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic), les accouveurs quant à eux se sont associés aux distributeurs dans toutes les zones à forte demande pour couvrir le territoire national et ont effectivement lancé des importations. « Environ 600 000 poulets sont en vente en ce moment et un peu plus d’un million sont en attente dans les fermes des régions du Centre, de l’Ouest, et du Littoral », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, des programmes tels que le Projet de développement de l’élevage, accompagne les producteurs de poulet affectés par la crise. A ce jour, il a par exemple financé 57 plans d’affaires en contribuant à hauteur de 75 millions de F du capital. Il aide également à la commercialisation de volaille à travers la mise en relation des producteurs et des vendeurs et ambitionne de financer les projets de transformation.

Cependant, il reste que le coût des matières premières reste élevé. « Le maïs coûte 250 F contre 160 F il y a quelques années et le poussin d’un jour qui coûtait environ 400 F est vendu à 650 F actuellement », a déploré François Djonou. D’où la difficulté des vendeurs à faire d’importants bénéfices. Mais il explique que cette situation devrait être résolue au cours de ce mois d’août.

Source: Cameroon Tribune, édition du 17 08 2021