Acclimatation et transition alimentaire de 164 génisses gestantes

Cession des vaches laitièresMise à l’épreuve de l’expertise nationale

Tous les animaux importés de France ont bravé les inquiétudes liées à la canicule et à l’alimentation à la station d’élevage de Lougguéré.
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Acclimatation et transition alimentaire de 164 génisses gestantes

Par avril 22nd, 2021 Dans Composante I, Info-lettre

L’acclimatation est déjà une réussite. C’est aussi le cas de la transition alimentaire, affirme Dr Jean-Marcel Mandeng. D’après le Spécialiste national du développement de la production animale et de la gestion de la qualité, 12 permanents et six saisonniers travaillent d’arrache-pied dans les étables. Ils accueillent les 160 génisses gestantes en provenance de France. La tolérance thermique est satisfaisante. Les vaches sont nourries à l’aliment local. Ce sont des coques de coton de qualité.  Elles s’y habituent car l’herbe a une production saisonnière. Les besoins en eau sont comblés. Les éleveurs reçoivent des formations dédiées.

Ils travaillent en alternance le jour et la nuit avec trois gardiens. En gros, l’accompagnement consiste à amener les bénéficiaires à avoir une prise en charge efficace des animaux. C’est un investissement important. Les productions doivent également être du même acabit. La première formation est relative à la gestion, notamment la connaissance des habitudes des animaux. Il faut s’assurer qu’ils sont en santé pour produire comme il le faut. La connaissance comportementale et psychologique des animaux importe aussi. Les habitudes alimentaires viennent ensuite avec un accent sur la qualité. L’abreuvement n’est pas des moindres quand on est dans le septentrion. Les besoins en eau s’expriment en abondance. La qualité est également de mise. Heureusement, l’alimentation est disponible à Lougguéré. En marge de l’accompagnement des bénéficiaires, il faut mentionner un appui sanitaire grâce à la contractualisation des vétérinaires privés Ils ont pour mission d’assister les bénéficiaires sur les plans sanitaire, technique et même économique. C’est un « business » et non un élevage contemplatif.

Il y a eu aménagement de trois étables de quarantaine pour accueillir les génisses montbéliardes de race performante. Chaque étable est dotée d’une capacité d’accueil de 60 animaux, quatre abreuvoirs, deux mangeoires, des aires avec des spécificités en matière de circulation, d’alimentation, d’exercice et de repos.